Un exemple à ne pas suivre….

Pollution, dites-vous ?

A l’heure où la Corse est confrontée au débordement de ses poubelles, de nombreux citoyens prennent conscience de l’importance de la situation et changent leur mode de vie. Tri et recyclage des déchets, énergie solaire, réduction des consommations sont autant d’initiatives essentielles à la préservation de notre Territoire exceptionnel. Cependant ces actions ne porteront leur fruits que dans la durée et par la multiplication des initiatives, d’autant plus que leur portée est encore limitée par le comportement de certains.

Destination de rêve avec ses plages à faire pâlir les plus belles cartes postales, la Corse fait les frais d’entreprises locales qui vendent son image au prix fort pendant la saison estivale, au mépris de sa santé et de nos enfants qui y vivront demain. Car si l’accusation des touristes est régulièrement brandie il ne faut pas oublier que ces gens-là ne sont que de passage, et que nous devrions leur montrer et faire respecter les règles de bon comportement en la matière.

S’il est établi que le tourisme est un facteur aggravant de pollution, il l’est directement et indirectement. Beaucoup plus de poubelles, de voitures, de consommation d’eau représentent la partie émergée de l’iceberg. Sous la ligne de flottaison il y a des entreprises qui déversent toute l’année dans le sol et les nappes phréatiques des produits nocifs pour l’homme et la nature, en toute discrétion… et en toute impunité. Solvants, diluants, huiles, carburants, la liste n’est pas exhaustive : utilisés sans les précautions données par les fabricants, ces produits dont les emballages sont également jetés parmi les déchets ménagers détruisent un peu plus chaque jour l’ensemble de la faune et de la flore Corses. Sans tambour ni trompettes, mais avec une efficacité inégalée.

Alors faut-il féliciter ces acteurs de notre tourisme pour leur contribution à la vie économique du Territoire, en assumant à leur place les conséquences cachées de leur comportement destructeur ? Ou bien faut-il augmenter les contrôles et les mises aux normes, et donc la pression financière car tout à un coût, au risque de s’entendre rétorquer que dans ces conditions plus rien ne sera fait pour développer notre île ?

Un jour l’argent ne suffira plus à panser les plaies de notre paradis terrestre. Ce jour-là il sera trop tard pour agir, et le maquis ne revêtira plus son manteau de rosée pour le plus grand bonheur du promeneur matinal.

La problématique des centres d’enfouissement des déchets en Corse

Comme en juin dernier, avec trois sites d’enfouissement de déchets trop petits, la Corse se retrouve avec plus de 70 000 tonnes d’immondices sans exutoire. 
Le Syvadec a convaincu l’Etat qu’il reste encore de la place dans la décharge de Vico. Mais les riverains en ont ras-le-bol. Ils dénoncent la prolifération de goélands, l’intrusion de vaches sur le site, ils redoutent la pollution des eaux souterraines et refusent toute prolongation.
La décharge actuelle de Viggianellu devrait pouvoir durer jusqu’en 2020 même en augmentant le rythme d’enfouissement. L’activité pourrait toutefois perdurer puisqu’il y a sur le terrain voisin, un autre projet de traitement et d’enfouissement des ordures. Un projet porté par un privé que la plupart des élus locaux refusent, par crainte des nuisances.
Du côté de Prunelli di Fiumorbu, la population s’est exprimée et ne veut pas accueillir davantage de camions-poubelles.
Enfin, même si la ministre de l’Environnement Ségolène Royal a prôné la réouverture de la décharge de Tallone comme situation temporaire, il n’est pas encore sûr que les habitants acceptent.
Les blocages de décharges, qui se sont répétés à partir de septembre dernier, pourraient de nouveau se reproduire.

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/corse/dossier-la-problematique-des-centres-d-enfouissement-des-dechets-en-corse-1027097.html

 

Une équipe étudie comment les Seychelles pourraient mieux gérer le problème croissant des déchets –

Providence, Seychelles June 16, 2016, Thursday par Patsy Athanase, Betymie Bonnelame et Séverine Martin

(Seychelles News Agency) – La quantité de déchets dans les sites d’enfouissement des Seychelles augmente de 3 pourcent par an. Une étude menée par une équipe de trois personnes en provenance dAllemagne est actuellement en cours afin de mieux gérer les déchets de la nation insulaire.

seychellesSelon la Stratégie de développement durable des Seychelles (2012-2020), les 93.000 habitants de l’archipel des Seychelles dans l’océan Indien occidental génèrent près de 48.000 tonnes de déchets par an.

« L’étude nous fournira la marche à suivre en ce qui concerne le tri des déchets, par exemple, quelles techniques peuvent être utilisées dans le futur ainsi que la façon de mieux gérer la décharge,» a déclaré Stephanie Vengadasamy, la responsable des relations publiques du ministère de l’Environnement des Seychelles.

Les déchets finissent dans trois décharges appartenant au gouvernement sur l’île principale de Mahé, Praslin et La Digue, les deuxième et troisième îles les plus peuplées. La collecte des déchets est ensuite triée en huit catégories. Le tri est réalisé par la société privée STAR Seychelles.

L’équipe de recherche d’Allemagne, dirigée par Hendrik Schaefer, trie les déchets en 23 catégories différentes, comprenant notamment le verre, les déchets organiques, chimiques, électroniques et de construction. « Il est important de séparer les différents types de déchets, car le taux de désintégration pour chaque type de déchet est différent,» a déclaré Schaefer.

Schaefer a ajouté que lorsque les déchets sont triés, ils doivent être placés dans des zones séparées sur les sites d’enfouissement.

« Par exemple, les déchets organiques, qui produisent des gaz nocifs, devraient être séparés des autres déchets inflammables, car ils peuvent provoquer des incendies,» a déclaré Schaefer.

L’exercice de tri des déchets fait partie du plan de gestion durable des déchets du ministère de l’Environnement, de l’énergie et du changement climatique. Le coût de la recherche d’environ 25 000 US$ est financé par les Seychelles et l’Université de technologie de Darmstadt en Allemagne.

Depuis le début de cette année,  un projet pilote a été mis en place à Grand Anse, un quartier situé à l’ouest de l’île principale de Mahé, par Cycléa, une société basée à la Réunion, qui gère la collecte et le tri des déchets dans l’ouest du département français d’outre-mer.

S’il est couronné de succès, le projet sera étendu aux 25 autres districts des Seychelles.

Un troisième sac de déchets dès octobre 2016 pour les citoyens de Kent

jeudi 16 juin 2016

À compter du 17 octobre, les citoyens de la grande région de Kent, de Grande-Digue à Baie-Sainte-Anne en passant par Rogersville et Bouctouche, devront diviser leurs déchets dans des sacs de trois différentes couleurs.

Ils devront placer leurs déchets organiques dans des sacs verts, leurs déchets recyclables dans des sacs bleus et tout le reste dans des sacs clairs.

recyclage
Moncton le 28 septembre 2006.journ√©e des poubelles sur la rue.Moncton, Riverview et Dieppe ordonnent le recyclage √† partir de lundi. Les sacs √† ordures bleus et verts seront obligatoires 

Les déchets organiques comprennent les déchets de table, les mouchoirs et les déchets de jardinage. Les déchets recyclables incluent le papier, le carton, les plastiques, les métaux, et les emballages de nourriture.

L’organisme responsable de la collecte des déchets solides, la Commission des services régionaux de Kent (CSRK), prépare une campagne de sensibilisation afin que les citoyens soient prêts à faire le saut au programme du tri des déchets à trois sources.

Une douzaine activités de sensibilisation auront lieu dans le cadre de divers événements communautaires de Kent.

Les citoyens de Kent pourront également participer à un programme d’échange de sacs, qui leur permettra d’échanger leurs sacs de n’importe quelle couleur avec des sacs conformes au nouveau programme.

La CSRK a déjà déployé plusieurs efforts afin de s’assurer que les citoyens soient prêts à adopter le programme de tri à trois sources. Depuis février, 15 réunions publiques ont été organisées. La commission a aussi participé à des activités comme les marchés des fermiers, les festivals et divers événements communautaires. L’organisme estime avoir rejoint 1700 citoyens afin de leur parler du programme.

Plus de renseignements sont disponibles sur la page Facebook de la CSRK, ainsi qu’au (www.csrk.ca).

Qu’est-ce qu’un réseau de chaleur ?

Un réseau de chaleur désigne un système de chauffage centralisé à l’échelle d’un quartier ou d’une ville. Il se compose principalement d’une unité de production de chaleur commune à différents logements ou bureaux et de canalisations diffusant la chaleur jusqu’à ces points de consommation. Ces réseaux sont également parfois qualifiés de « chauffage urbain ».

reseau-de-chaleur-roquebrunA la base d’un réseau de chaleur se trouve une unité de production : usine d’incinération d’ordures ménagères, chaufferie(1), centrale géothermique, etc. La chaleur qu’elle produit est transmise à un fluide caloporteur (vapeur ou eau chaude). Celui-ci circule par un réseau de canalisations dit circuit de distribution « primaire » jusqu’à des « sous-stations » situées au pied de chaque bâtiment raccordé au réseau. Une fois ses calories transmises au niveau d’une sous-station, le fluide caloporteur refroidi circule en sens inverse jusqu’à l’unité de production de chaleur. Le réseau de chaleur fonctionne ainsi en boucle.

Au niveau de chaque sous-station, la chaleur est transmise par le réseau primaire à un autre circuit de distribution dit « secondaire » grâce à un échangeur de chaleur. Celui-ci répartit la chaleur entre les différents logements ou bureaux. Il est géré par le responsable de l’immeuble (syndic de copropriété, bailleur social, etc.) et non par le gestionnaire du réseau de chaleur. Ce dernier peut être une collectivité territoriale en régie ou un opérateur privé dans le cadre d’une délégation de service public(2).

Selon la dernière enquête officielle(3), il existe 458 réseaux de chaleur à fin 2011, raccordés à près de 2 millions de logements ou bureaux. Notons qu’il existe par ailleurs 15 « réseaux de froid » conçus, comme leur nom l’indique, pour fournir du froid.

Corse : vers le « zéro déchet – zeru frazu »

Décharges bloquées, riverains en colère, taux de tri-recyclage dérisoire, poubelles et containers saturés, profits privatisés : face à la crise des déchets, la CTC dit stop au tout-enfouissement et au tout-transport et mise sur un changement radical de gestion insulaire basée sur le « zéro déchet zeru frazu ».
4L’Union Européenne va-t-elle prendre en compte la dimension insulaire, sociétale, systémique, touristique du traitement des déchets ? Le directeur général de la DG Environnement de la Commission Européenne D. Calleja Crespo a été invité à Bastia par le président de l’Exécutif Gilles Simeoni pour une journée d’échanges sur l’économie circulaire (8 Juillet 16). Et ce, dans une île qui envoie à l’enfouissement 80% de ses ordures. Des tonnages considérables non triés non recyclés, un processus absurde, mortifère pour l’environnement et ruineux. La Collectivité Territoriale de Corse, face à l’échec des politiques antérieures, vise un changement radical du modèle global de traitement des déchets.
La Commission Européenne va-t-elle mieux gérer le handicap insulaire dans ses préconisations et directives ? Va-t-elle aider de manière significative l’île de Corse ?
On le saura en septembre quand les décideurs techniques de la CE et de la Collectivité Territoriale  auront avancé sur des dossiers sensibles qui exigent un changement de modèle global. Toutes les solutions d’urgences à courte vue sont dépassées. La Corse vit dans le risque permanent d’une giga crise des déchets, au gré des blocages récurrents des quais de transfert et des centres d’enfouissements. Soit, périodiquement, en été ou en hiver, des montagnes d’ordures ménagères biodégradables mélangés avec des déchets non triés dans les pôles urbains insulaires, les sites remarquables, les villages. Avec des risques globaux et financiers dans une île qui reçoit 3 millions de visiteurs par an, pour une population de 320 000 habitants… qui ne trie que 6% de ses déchets. Soit une performance minable alors que la moyenne européennes est de 30%  à 35% de tri-recyclage et que les objectifs européens avoisinent les 45% de tri et encore plus en 2020 et 2030 ! Le chiffre du tri-recyclage en Corse, consternant, prouve que les approches, les politiques antérieures sont à revoir en totalité. « 
A Bastia, le Président Gilles Simeoni et les élus du Conseil Exécutif de Corse affirment, vouloir en priorité, changer de modèle global et sortir de la spirale  du tout-enfouissement et tout-transport. Car la réalité est cruelle : les centres d’enfouissements ici, largement saturés, seront insuffisants. Paradoxe ils sont dimensionnés (comme l’intégralité de notre société de consommation) non pas pour diminuer la production de déchets… mais pour absorber des volumes toujours plus importants. Pour changer résolument de cap, l’Assemblée de Corse a voté le 27 mai 16 un « Plan d’action pour la réduction et le traitement des déchets ménagers. » présentée par Agnès Simonpietri Conseillère Exécutive en charge de l’Environnement.  Il est quasiment certain que  dans l’île, les centres d’enfouissement comme jadis les projets d’incinérateurs, ont déjà été, et seront dans l’avenir tous refusés et/ou bloqués par les riverains, leurs élus, les militants écologistes qui n’en supportent plus les nuisances. Un tableau désastreux et conflictuel auquel doit faire face le Conseil Exécutif de Corse, dans le contexte d’un syndicat intercommunal le Syvadec, crée en 2007, dans une île qui accusait alors un profond retard,

vico-bloque
poubelles

avec notamment des volumes considérables non triés et des décharges sauvages qui défiguraient les paysages insulaires. Incontestablement, la vision à long terme du Syvadec est dans l’impasse, malgré une politique volontariste, de lourds investissements, des déchetteries, des centres d’enfouissement, des filières de recyclages performantes. En cause l’insularité, il est difficile sinon impossible ici, de transposer sans les adapter, les politiques publiques venues du continent français et de l’Europe. Dans l’île, un collectif d’associations préconise activement le « zeru frazu, zéro déchet » en phase avec le Conseil Exécutif qui prépare l’avenir… tout en naviguant, dans le présent, au coeur des aléas de la pathologie insulaire chronique et aigûe des déchets. Le « zéro déchet à la source » et l’Europe seront-ils des leviers pour installer ici des solutions durables de consommation, d’éco-conception, de fabrication, de commercialisation ?

Le maître-mot de la sortie de crise des déchets (à moyen terme et long terme) restant les solutions inspirées de l’économie-circulaire, programme majeur de l’U.E… mais pour l’heure, sans aucun alinéa ou attention particulière en faveur de l’insularité. Agnès Simonpietri Conseillère exécutive chargée de l’Environnement dresse un tableau catastrophique de la situation en Corse qui s’aggrave d’heure en heure en ce 8 juillet à Bastia, à cause d’un blocage du quai de transfert des gros volumes de la Cab : « en Corse, nous avons  200 000 tonnes de déchets ménagers par an, et autant pour industrie et le Btp avec un taux de tri de 6% malgré des investissements considérables qui se chiffre en millions d’€. C’est une impasse totale. Autre chiffre nous avons 180 000 t en OM ( non triés)  et une capacité réelle pour leurs enfouissement sde 120 000 tonnes seulement. Tout cela est géré de telle manière que l’acceptabilité de la population est de zéro ! Les centres d’enfouissements créent des nuisances inquiétantes pour l’environnement ce que la population refuse absolument ».  Le système enfouissement plus transport qui est le modèle actuel n’est plus supportable, ni par la population, ni par les collectivités locales, ni par la gouvernance, ni par l’environnement insulaire fragile.
« Sachez, ajoute la Conseillère Territoriale qu’ici, il faut parfois 6h de route pour aller en centre d’enfouissement ! Donc un bilan carbone et financier désastreux. Comprenez que nous partons dans l’île de très loin, d’autant, que ce système signifie un marché du transport des déchets opaque, très juteux, il faut sortir de cette logique de transport-enfouissement pour aller vers autre chose. »  
En Corse, le marché du transport des déchets reste donc abusif et en contradiction avec une approche saine qui serait dans l’idéal le tri intégral à la source, en local et à proximité des lieux de vie et de consommation. En Corse, l’approche des dirigeants tient compte des dispositifs des autres régions européennes. La région autonome du Val d’Aoste mise sur la réduction drastique des déchets en zone de montagne, sur le label  « Eco-camper », sur l’éducation au compostage à domicile en phase avec un tri sélectif très soigneux. Concernant la croissance verte ou la décroissance douce, l’UE subventionne les programmes dédiés à l’économie circulaire dans le cadre non-décroissant d’une augmentation mondiale constante de la production de biens, de la demande, de la concurrence, du changement climatique et de la raréfaction des ressources énergétiques. Dotés de 650 millions (jusqu’en 2020) et de 5, 5 milliards en fonds structurels et EFSI (investissements stratégiques), l’économie circulaire annonce comme en gestion prioritaire : les matières plastiques, les déchets alimentaires, la biomasse et les bioproduits, la construction et démolition, les matières premières critiques. Les bonnes résolutions de l’Europe circulaire pour demain seraient de parvenir à «  100% d’interdiction pour la mise en décharge des déchets séparés ». Que restera-t-il de ces directives ? L’avenir le dira.
La décision du Parlement européen et du Conseil propose un programme d’action de l’UE à l’horizon 2020 titré : « Bien vivre dans les limites de notre planète ».  Seront aidés : les technologies innovantes, l’éco-conception, le recyclage, la réparation et le réemploi. Un programme qui rencontre un écho capital en Corse. A Bastia lors de la journée de travail avec la Commission Européenne, Gilles Simeoni s’est prononcé clairement pour des solutions approchant le zéro déchet :
« vous arrivez ici à un moment charnière, nous sommes au coeur des priorités des Corses, et donc des populations européennes dont vous avez la charge. Nous sommes dans le contexte de crise extrêmement grave des déchets et nous sommes préoccupés et mobilisés nuit et jour pour trouver des solutions d’urgence. Nous sommes prisonniers de l’urgence avec la volonté d’ouvrir de nouvelles perspectives. Nous voulons rompre avec le système qui a prévalu c’est à dire le tout-enfouissement ruineux économiquement, ruineux écologiquement, et qui nous a conduit dans l’impasse douloureuse actuelle ! Nous avons voté un plan révolutionnaire il a été porté par le Conseil Exécutif, voté par Assemblée de Corse. Ce plan qui vise en cinq ans, à faire entrer la Corse dans une politique volontariste pour un système de tri à la source, en remise en en porte a porte, incluant la création de filières de recyclage. Pour la première fois, à l’échelle d’un territoire tout entier, c’est la mise en oeuvre du tri à la source avec signature d’une charte avec l’Etat, nous voulons être un territoire pionnier de l’éco-développement en Europe. » 
En Corse, les  préconisations d’urgence pour la transition de 2017-2018 sont des petits centres de surtri des ordures ménagères. Outre Henri Malosse qui fût Président du Conseil Economique et Social  Européen, les  Conseillers Exécutifs concernés étaient présents : Marie-Antoinette Maupertuis (Tourisme), Jean-Felix Acquaviva ( Transport), ils ont noués des contacts essentiels avec la Commission Européenne en vue des appels d’offre européens de l’Economie circulaire.1
Les mesures préconisées depuis 5 ans par Femu a Corsica ?
 » Le tri à la source, au porte à porte, la collecte et le traitement séparé des biodéchets, seuls capables de nous mener à une diminution drastique de l’enfouissement. Le choix du tout transport et du tout enfouissement , 94% des ordures ménagères,  mais aussi un défaut total d’anticipation, ont engendré la crise catastrophique que nous connaissons aujourd’hui et dont le Syvadec est pleinement responsable. Le Tri Mécano Biologique (TMB), s’il peut intervenir en complément du tri à la source, doit être installé impérativement au plus près des gisements pour éviter les transports et optimiser la valorisation : lorsque 80 000 tonnes de déchets arrivent en centre d’enfouissement, ils contiennent 16 000 tonnes d’eau (celle contenue dans les bio déchets) ; est-il nécessaire de les transporter ? En outre, le tri au porte à porte permet de se passer de grosses installations industrielles, au profit de petites installations de compostage et de tri mécanique localisées, créatrices d’emplois qualifiés. » 

L’ile de beauté, l’ile aux déchets

I ° Un constat alarmant, pour un climat délétère.

Depuis quelques mois maintenant la Corse est plongée dans une crise liée à la gestion de ses déchets.
Un marasme s’est emparé de la population qui assiste impuissante à ce problème, qui est récurent.
La fin de la saison touristique a été le point d’orgue d’une situation inacceptable; qui n’est plus maîtrisée par les pouvoirs publics depuis des décennies.
C’est sans doute le manque d’investissement des acteurs politiques qui a mis une telle pagaille dans nos villes et villages dernièrement.
Ce climat de tension s’est propagé dans les différents débats institutionnels, au sein de l’assemblée de Corse, dans les réunions publiques, etc.
En atteste la sortie de Monsieur Tatti lors d’un Conseil Municipal de Bastia. Ce dernier portait la responsabilité de cette mauvaise gestion au groupe Femu à Corsica qui s’opposait en 2011 ( !!! ) à l’agrandissement du centre d’enfouissement de Cervioni.
Les hommes politiques l’ont bien compris, le sujet est très sensible pour la population de l’île; qui comme en 2006 lors d’un projet d’ «UVE» ( unité de valorisation énergétique = en d’autres termes, un très gros incinérateur ) s’est opposé de toute part à travers des collectifs ( Collectif contre l’incinération des déchets en Corse… ) à la mise en place de cet outil contreproductif et obsolète.
Mais les précédentes mandatures ne sont elles pas responsable de ce « lascia core » général au sujet des déchets ? A-t-on suffisamment mesuré les impacts d’une mauvaise gestion de ce domaine particulier ? On récolte ce que l’on sème…                                                      Dans un livre paru en 2010, deux auteurs, Denis Bayon et Nadine Levratto s’inquiétaient déjà de la gestion des déchets en Corse; et préconisaient un changement radical des mentalités à ce sujet. A travers des explications de textes et des graphiques très détaillés, les deux auteurs soulevaient déjà à l’époque de graves dysfonctionnements dans la gestion des déchets sur le territoire Corse; et prévoyait une crise très importante si rien ne changeait..

Déchets napolitains pour chauffer les Néerlandais

Premier chargement de déchets napolitiens sur le cargo Nordstern, en présence du nouveau maire, Luigi De Magistris – Direction RotterdamEn surcapacité, les incinérateurs des Pays-Bas achètent et traitent des ordures venues d’Italie. Une activité lucrative qui permet aussi de générer de l’énergie

Naples se débat depuis plusieurs années dans ses ordures. La ville et la province ne parviennent plus à faire ramasser les ordures ménagères. Des montagnes de déchets s’entassent jusque dans le centre-ville. Du fait d’une administration calamiteuse et corrompue, à laquelle s’ajoutent une infiltration par la mafia et de mauvaises décisions d’investissement, la ville ne trie même pas 20 % de ses ordures et 6 millions de tonnes de déchets douteux, en partie toxiques, sont emballés et stockés dans des sites en attendant d’être traités.

La seule usine d’incinération d’ordures de la région – celle d’Acerra – fonctionne mal depuis des années et brûle aussi des matières dangereuses mélangées aux ordures ménagères. Et son incinérateur est plus souvent en panne qu’en état de marche. Les habitants de la région, déçus et méfiants, ne supportent plus d’être encerclés par les immondices. Dans de nombreuses décharges, les ordures mé­nagères sont mélangées à des déchets industriels et des fuites toxiques s’écoulent vers la nappe phréatique. Depuis mai 2011, la municipalité de Naples a un nouveau maire, Luigi De Magistris, qui a décidé de s’attaquer à ce problème structurel. Il y est d’ailleurs bien obligé, car Janez Potocnik, le commissaire européen à l’Environnement, fait pression sur Naples et sur l’Italie, menaçant de leur imposer des amendes de plusieurs millions d’euros.

Pour offrir un bol d’air à la municipalité et aux environs, Luigi De Magistris a conclu un accord avec les Néerlandais. Il espère évacuer 4 000 à 5 000 tonnes de déchets vers Rotterdam. Le prix réclamé à la ville de Naples correspond à la moitié de ce qu’elle devrait payer dans son pays. Alors que de nombreuses régions du nord de l’Italie ne veulent plus des déchets napolitains, aux Pays-Bas, au contraire, les usines de traitement ne demandent qu’à s’occuper des déchets étrangers. En effet, comme les Néerlandais trient de plus en plus leurs ordures, les incinérateurs aux Pays-Bas sont désormais en surnombre. Ensemble, les usines peuvent traiter 7 millions de tonnes de déchets. Or la quantité annuelle de déchets aux Pays-Bas ne représente “que” 6 millions de tonnes. Les sites de traitement sont en quête de clients étrangers. Van Gansewinkel, numéro un sur le marché, importe déjà des déchets d’Angleterre et d’Irlande. Et aussi d’Italie, depuis la fin du mois de janvier.“Une situation gagnant-gagnant, estime le directeur, Pim De Vries. Naples veut s’en débarrasser, et nous, nous en avons besoin.”

Car, pour M. De Vries, les ordures ménagères sont synonymes d’énergie. Prenons les cargaisons en provenance d’Italie. Dans les semaines qui viennent, 25 000 tonnes de déchets seront acheminées par bateau. Après traitement, elles généreront suffisamment d’é­nergie, selon M. De Vries, pour permettre de prendre 17 millions de douches. Car bientôt la chaleur résiduelle qui se libère lors de l’incinération des ordures générera elle aussi des revenus. La semaine dernière, le signal de départ a été donné pour la construction d’une canalisation entre Rozenburg et Rotterdam-Sud. La fin des travaux est prévue en 2013. Le site de traitement des déchets sera alors raccordé au réseau de chauffage urbain de Rotterdam. De l’eau brûlante circulera dans la canalisation, permettant de chauffer 50 000 foyers. “Nous allons devenir la chaudière de Rotterdam”, dit M. De Vries. Cette initiative s’inscrit, selon le directeur, dans la philosophie de Van Gansewinkel, qui consiste à traiter les déchets dans le respect de l’environnement. “Nous cherchons de nouveaux moyens d’établir un lien entre déchets et protection de l’environnement.”

Bendiks Jan Boersma, professeur des techniques énergétiques à l’université de technologie de Delft, s’interroge sur les motivations écologiques de la société de traitement des déchets. “C’est tout simplement une activité très lucrative, dit-il. Bien qu’il y ait trop de sites de traitement de déchets aux Pays-Bas, leur expansion se poursuit. Récemment, une nouvelle usine a été construite à Harlingen. Parce que cela génère beaucoup d’argent.” M. Boersma est critique vis-à-vis de l’importation des déchets d’autres pays. Il doute de la “qualité” des déchets : il craint que l’Italie n’envoie aux Pays-Bas de vieilles ordures, parfois stockées depuis des années dans des décharges : “Comme il s’agit de quantités considérables, il est difficile d’exercer un contrôle.”

La protection de l’environnement aux Bahamas : un enjeu prioritaire !

Un archipel, 16 destinations et autant de caractères…

Conscient qu’une politique de développement touristique efficace ne va pas sans une véritable politique de préservation de l’environnement, le gouvernement bahaméen fait figure de pionnier en matière de destination « eco friendly ».

Plongée On Line - BAhamas

Déterminées à protéger leur extraordinaire potentiel naturel, les Bahamas ont été la première destination au monde à classer leur territoire en parcs naturels protégés.

45 PARCS NATIONAUX ET RÉSERVES NATURELLES

Au début du XXème siècle, en effet, Les Bahamas étaient déjà soucieux de protéger leur faune et leur flore excep- tionnelles à l’image de leur forte population de flamants roses et autres oiseaux endémiques ou non, ainsi que d’espèces sous-marines. 

Les Bahamas inaugurent leur premier parc national et leur premier parc marin en 1958 avec la création de l’Exuma Cays Land and Sea Park, dans l’archipel des Exumas. Et en 1959, le Bahamas National Trust est fondé par décret parlementaire. Cet organisme gère aujourd’hui 45 parcs nationaux et réserves naturelles de l’archipel (18 parcs et réserves ont été ajoutés en août 2015 aux 27 déjà existants) et propose des programmes d’éducation et de sensibilisation à la protection de l’environnement. Il se charge par ailleurs de la recherche et de la protection des espèces endémiques, tels le Hutia, le pigeon à couronne blanche, le flamant rose des Indes Occidentales ou encore le perroquet des Bahamas.

Plongée On Line - Bahamas 

Autres parcs nationaux d’importance, le Parc National d’Abaco, sur 8 000 hectares au sud des Abacos abritant le perroquet des Bahamas, une espèce protégée. Mais aussi l’Inagua National Park sur Great Inagua, l’une des plus importantes réserves de flamants roses au monde (80 000) et l’Union Creek Reserve qui possède un site de recherche et d’élevage de tortues marines géantes. Sans oublier, Andros qui affiche pas moins de 8 parcs et réserves ou bien encore les îles de San Salvador et Grand Bahama qui possèdent chacune 5 parcs et réserves.

Enfin en 1993, Les Bahamas créent la Bahamas Reef Environment Educational Foundation (BREEF), une organisation non gouvernementale dédiée à la faune et à la flore sous-marine. Elle propose des programmes d’éducation destinés à la fois aux Baha- méens, avec des interventions dans les écoles, et aux visiteurs, afin de les sensibiliser à la richesse des fonds marins et aux problèmes environnementaux qui menacent l’écosystème. La fondation protège aussi les poissons menacés et veille sur la santé du corail puisque l’archipel borde la troisième barrière de corail au monde en longueur.

UNE VOLONTÉ DE CLASSER 20% DU TERRITOIRE EN RÉSERVES ET PARCS NATIONAUX D’ICI 2020

En mai 2015, le gouvernement bahaméen et le Bahamas National Trust annoncent la création de 5 nouveaux parcs nationaux à San Salvador sur une surface de près de 8 500 hectares. Un projet d’envergure qui rejoint d’autres initiatives visant à créer de nouveaux parcs et réserves naturelles additionnels sur le territoire, puisque 13 autres parcs et réserves ont été déclarés en août 2015. Les Bahamas sont fiers de pouvoir compter aujourd’hui le nombre record de 45 réserves et parcs nationaux, et sont en bonne marche pour atteindre leur objectif de classer 20% de leur territoire en zone protégée d’ici 2020.

LES BAHAMAS, UN PAYS MODÈLE DU RECYCLAGE

Au-delà de la classification du territoire, le gouvernement bahaméen s’illustre également comme un modèle pour les autres îles de la zone Caraïbes avec notamment l’inauguration, à New Providence, en mai dernier d’une usine de traitement des déchets, première du genre dans la région. Cette nouvelle usine permet de traiter jusqu’à 80 tonnes de déchets par heure, positionnant ainsi les Bahamas comme le pays leader du recyclage aux Caraïbes.

En parallèle, d’autres programmes à l’échelle des îles sont déjà en application pour recycler les principaux matériaux de la vie courante (carton, verre et conserves, cannettes…). Le « Blue Flag Program » est particulièrement destiné aux marinas leur permettant ainsi d’être certifiées selon leur mode de recyclage.

LES BAHAMAS, PROTECTEURS DE LA BIODIVERSITÉ

A l’heure où l’on souligne l’importance des activités humaines dans le dérèglement climatique et que la lutte contre le réchauffement climatique est un véritable défi à l’échelle mondiale, il est nécessaire que chaque nation soit véritablement engagée dans une politique environnementale forte.

Plongée On Line - Bahamas

Les Bahamas observent elles aussi l’impact négatif du réchauffement climatique avec l’apparition notamment de nouvelles espèces venant perturber le déséquilibre de la flore et la faune locale. Des solutions originales ont été trouvées pour réduire la quantité de lion fish par exemple : organiser des compétitions de pêche ou encourager les chefs à élaborer de nouvelles recettes savoureuses favorisant la dégustation de ces espèces.

Traditionnellement utilisatrices d’énergies fossiles, les Bahamas développent également de nouveaux programmes à base d’énergies renouvelables comme l’énergie solaire ou le vent.

Les Bahamas travaillent aussi conjointement avec la Banque de Développement inter Américaine et la Carbon War Room pour trouver des solutions per- mettant de réduire l’empreinte carbone des visiteurs mais aussi des Bahaméens résidents. C’est une initiative régionale portée sur Harbour Island aux Bahamas mais aussi par l’île de Tobago et une petite île au Bélize.

Au-delà des lois promulguées pour protéger l’éco système bahaméen, de nombreuses initiatives sont mises en place pour éduquer véritablement les Bahaméens et indirectement les visiteurs à la protection de leur patrimoine naturel : émissions de radios et de télévisions, talk-shows, actions auprès des écoles et des principaux acteurs du nautisme et de la plongée. Les touristes peuvent d’ailleurs s’impliquer personnellement dans certains projets comme le programme Blue Flag ou les initiatives du National Coastal Awareness avec le nettoyage des plages.

Un exemple à suivre ! TB